Les " FLEURETTE "

 

Le soleil dans le ciel chaque jour monte plus haut.

dans sa colonne de verre, le mercure

S'étire, pour mieux contempler l'azur,

Rappelant jour après jour qu'il fait plus chaud.

 

Dans nos jardins, nul ne veut être en reste.

Le muguet, pour un joyeux carillon, sort la tête.

Comme instrument, il offre au vent ses clochettes.

Les bulles s'émoustillent et terminent une longue sieste.

 

Les insectes sortent on ne sait d'où ?

Les bourdons les premiers visitent les fleurs,

En un baiser délicat, en elles ils puisent douceur.

Les abeilles, les coccinelles, toutes sont au rendez-vous

.

Dame tortue, depuis de longs mois endormie,

Réapparaît de dessous un tas de feuilles mortes.

Comme depuis toujours, sur son dos sa maison elle porte.

Faible, amaigrie, à la grande joie de ses maîtres… elle vit !

 

Les camping-caristes, eux aussi sortent de leur léthargie.

Homme femme, amoureux de la nature,

Depuis de long mois, ne rêvent que de verdure.

En quelques jours, oubliant leurs maux, ,ils retrouvent énergie.

 

Tels des fourmis, dans leur camping-car,

De monter et descendre, ils ne cessent.

Elle, de ses plus doux chiffons, le mobilier elle caresse.

Lui, à sa cabine fait un beauté, comme jeunesse pour un premier rancard.

 

Au jour J, de tous de les coins de France, ils accourent.

Leurs plaques minéralogiques, sont leçons de géographie.

Elles remémorent, voyages qu'hier, l'on fit.

Au bras de la jeune épousée, parée de ses plus beaux atours.

 

Qu'ils soient du Nord ou du Midi,

Ils ont les mêmes paroles, pas sur la même musique.

Leurs histoires se veulent drôles, parfois aussi tragiques,

Mais pour les" FLEURETTE", le seul bonheur de se retrouver, les ragaillardit.

 

En cette fin de siècle, après LA TRANCHE SUR MER,

L'océan, le soleil, et ses floralies,

Le PERIGORD ses foies gras(pour le cholestérol)quelle folie.

BREST, ses grands bateaux et l'appel de la haute mer.

 

Avec la fin de l'été, ce sera l' AG à CLISSON.

Le discours de Norbert, le verre de l'amitié, le MUSCADET…

Pour sceller nos retrouvailles, nous boirons un dernier godet

Et comme le veut la tradition, terminerons en chanson.

Bernard CALMET

12/04/2000